8 octobre 1844

« 8 octobre 1844 » [source : BnF, Mss, NAF 16356, f. 227-228], transcr. Caroline Lucas, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.5517, page consultée le 26 janvier 2026.

Je viens de finir de copier, mon cher adoré, et je me hâte de te griffonner cette immense feuille de papier avant la nuit fermée. Je ne t’ai pas vu, à peine, mon Toto, et je voudrais bien que tu reviennes un instant avant ton dîner. Vrai, mon amour, je suis toute triste quand je ne t’ai pas vu un peu plus que ça dans la journée. Je sais que tu travailles, mon Toto bien aimé, je le sais. Aussi est-ce une prière et non un reproche que je te fais en te disant que je ne t’ai pas assez vu et en te priant de revenir bien vite.
Je continue à sentir mon mal de reins mais mon œil va mieux. Je pense que cette pommadea me fait du bien.

10h. du soir

Je me suis permis, mon petit Toto, de trifouiller fans les images du vieux jaune1, et, qui plus est, d’ouvrir la lettre qu’il vous adressait. Je m’en accuse mais je ne m’en repens pas. Du reste, j’aurais mieux aimé copier le dialogue de l’aventurier.


Notes

1 À identifier.

Notes manuscriptologiques

a « pomade ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

elle s’ennuie, et commence à se plaindre de voir Hugo moins souvent, sans savoir qu’il a entamé une liaison passionnée avec une autre femme.

  • Début octobrePetit voyage avec Hugo.